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Terradoire.
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vilage de la plaignante, l'a égratignée, pris par fés coiffures qu'elle lui a arrachées de deffus fa tète, l'a frappée de coups de pied et de poing, lui a emporté le bonnet de delTous fa coiffure. Le garçon de ladite femme Chan-déri, s'étant joint à elle, a pareillement battu et maltraité la plaignante de plufieurs coups de pied et de poing et l'ont traitée de gueufe, de malheureufe et de refte de galères ; et, fans le fecours des marchands et paffans dans la foire qui les ont retirés de deffus la plaignante, ils l'auroient affommée. De cc que deffus elle nous requiert acte.
Signé : Lefrançois.
(Archives des Comm., n" 3825.)
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II
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L'an-1717, le mercredi 18e jour d'août, une heure de relevée, eft comparu en l'hôtel de nous Jofeph Aubert, etc., Maurice Honoré, directeur et receveur des droits de fixième et neuvième accordés à l'Hôtel-Dieu et hôpital général, à prendre fur la recette de tous les fpectacles et notamment de ceux des foires St-Laurent ct St-Germain : Lequel nous a dit que fuivant les ordres qu'il a. reçus de monfcigneur le premier préfident et de M. d'Argenfon, Lieutenant général de police, ainfi qu'il eft porté au bas du mémoire qui lui a été préfenté en date du S août préfente année, qui eft ès mains de mondit fleur d'Argenfon pour l'établiffcment des troncs dans les petits jeux de la foire St-Laurent, il nous requiert de nous tranfporter, heure préfente, avec lui à ladite foire St-Laurent, aux loges des nommés Terradoire, Alexandre Bertrand, veuve Letellier et Savignoni, grecque, à l'effet de faire mettre lefdits troncs dans leurs jeux, et au cas quc les maîtres defdits jeux refufent de les laiffer mettre, nous requiert de faire fermer leurs loges.
Signé : Honoré.
Adhérant auquel dire et réquifitoire, nous commiffairc fommes, avec ledit Honoré, affifté des fieurs Bazin, lieutenant de la compagnie de M. le Lieutenant criminel de robe courte, Figuier et Lagarde, fergens de garde à ladite foire, tranfporté à ladite foire St-Laurent avant l'ouverture des jeux, et étant dans le préau où font établis lefdits Terradoire, Alexandre Bertrand et la veuve Letellier, qui y ont des loges et théâtres, leur avons fait entendre chacun fëparément le fujet de notre tranfport, ils nous ont dit qu'ils ne s'oppofent pas à l'établiflement des troncs, confentant même qu'ils .foient établis pourvu que la dame de Baune, qui y tient jeux comme eux, en ait auffi, n'étant pas jurte qu'ils foient plus vexés qu'elle puifqu'ils ont toujours payé exactement tous les foirs le droit des 6- et 9- dûs aux pauvres fur le produit dc leur recette, - fuivant les quittances qu'ils en ont, et fe foumettent de
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